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Métaphysique - Page 3

  • René Guénon : « Tout doit commencer par la connaissance »

    Tout doit commencer par la connaissance ; et ce qui semble être le plus éloigné de l’ordre pratique se trouve être pourtant le plus efficace dans cet ordre même, car c’est ce sans quoi, là aussi bien que partout ailleurs, il est impossible de rien accomplir qui soit réellement valable, qui soit autre chose qu’une agitation vaine et superficielle. C’est pourquoi, pour revenir plus spécialement à la question qui nous occupe présentement, nous pouvons dire que, si tous les hommes comprenaient ce qu’est vraiment le monde moderne, celui-ci cesserait aussitôt d’exister, car son existence, comme celle de l’ignorance et de tout ce qui est limitation, est purement négative : il n’est que par la négation de la vérité traditionnelle et supra humaine. Ce changement se produirait ainsi sans aucune catastrophe.

    12957684_1133427756702300_2982961419049407240_o.jpg 
    René Guénon ─ La crise du monde moderne (1927)

  • Guido De Giorgio : « Interprétation de l'ascèse guerrière »

    guido de giorgio,ascèseUn vieux texte aryen, la Bhagavad Gîtâ, dit que celui qui voit l'inaction dans l'action et l'action dans l'inaction possède vraiment la sagesse qui rédime les faiblesses du monde et élève à ce degré de supériorité où se dissolvent tous les déséquilibres de la vaine agitation humaine, où se composent les oppositions inhérentes à l'existence. Il sera donc opportun de proposer à l'attention des lecteurs qui veulent bien nous suivre, le mode sous lequel il faut comprendre l'action au sens purement traditionnel, en détruisant les préjugés et les conventions, dans le domaine des idées comme dans celui du dentale et plus précisément encore européenne.

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  • Julius Evola : « Le surnaturel dans le monde moderne »

    julius evola,spiritualisme« C'est l'heure propice aux entreprises équivoques de toutes les fausses mystiques, qui mêlent curieusement le sensualisme matérialiste aux confusions spiritualistes. Car les forces spirituelles envahissent tout (...). On ne saurait dire que le monde moderne manque de surnaturel. On en voit apparaître de toutes espèces, de toutes variétés ; et le grand mal d'aujourd'hui, ce n'est plus le matérialisme, le scientisme, c'est une spiritualité déchaînée. Mais le vrai surnaturel ne s'en trouve pas davantage reconnu. Le "mystère" enveloppe tout, s'installe dans les sombres régions du Moi qu'il ravage, au centre de la raison qu'il chasse de son domaine. On est prêt à le réintroduire partout, sauf dans l'ordre divin où il réside réellement. »

    Voilà ce qu'écrivait, dans un ouvrage déjà ancien et de valeur inégale, le catholique Henri Massis. Mais ce sont là des mots qui, de nos jours encore, sonnent juste. En effet, aujourd'hui encore, nombreux et florissants sont les groupes, les sectes et les mouvements qui se consacrent à l'occulte et au « surnaturel ». Ravivés par chaque aggravation de la crise du monde occidental, ces courants rassemblent un nombre important d'adhérents ─ c'est ainsi que le spiritisme, à lui seul, en a compté plusieurs millions. Des doctrines exotiques de toutes sortes sont importées, et plus elles fascinent. On est en droit d'affirmer que n'importe quelle mixture a sa place dans le récipient « spiritualisme » : adaptations du Yoga, variantes d'une confuse mystique, « occultisme » en marge des loges maçonniques, néo-rosicrucianisme, régressions naturalistes et primitivistes d'inspiration panthéiste, néo-gnosticisme et divagations astrologiques, parapsychologie, médiumnité, etc. ─ pour ne pas parler de ce qui est mystification pure et simple.

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  • Guido De Giorgio : « L'Instant et l'Éternité (Le mythe de l'avenir) »

    3165495526.jpgOn peut dire que le sacré se distingue du profane en ceci qu'il est essentiellement tourné vers le passé pour fixer les étapes d'une procession qui trouve nécessairement sa culmination dans un « présent ». Ce « présent », c'est le point métaphysique où se jette l'éternité, où les mondes se dissolvent dans une ampleur sans limites, une durée sans rythme, une béatitude sans fin. Le présent est l'éternité ; le passé n'est que le vestibule qui mène vers, qui introduit dans l'éternité. Refaire, reparcourir tout le cycle qui s'accomplit dans le point signifie porter avec soi l'expérience des siècles, toute l'évolution cosmique pour en dénouer la trame dans la pupille de Dieu.

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  • Julius Evola : « Le sexe dans le monde moderne »

    1206746327.jpgChacun sait quel rôle joue le sexe à notre époque, au point qu'on pourrait parler, aujourd'hui, d'une espèce d'obsession sexuelle. Jamais comme aujourd'hui, le sexe et la femme n'ont été mis au premier plan. Sous mille formes, la femme et le sexe dominent dans la littérature, le théâtre, le cinéma, la publicité, dans toutes la vie pratique contemporaine. Sous mille formes, la femme est exhibée pour attirer et intoxiquer sexuellement, sans cesse, l'homme. Le strip-tease, la mode américaine de la fille qui, sur scène, se déshabille progressivement, ôtant l'un après l'autre ses dessous les plus intimes, jusqu'au minimum nécessaire pour maintenir chez les spectateurs la tension propre à ce « complexe d'attente », ou état de suspense, que la nudité immédiate, complète et effrontée détruirait ─ cela a une valeur de symbole qui résume tout ce qui, dans les dernières décennies de la civilisation occidentale, s'est développé, dans tous les domaines, sous le signe du sexe. On a bien sûr utilisé les ressources de la technique. Les types féminins plus particulièrement fascinants et excitants ne sont plus seulement connus, comme autrefois, dans les zones restreintes des pays où ils vivent ou bien se trouvent. Soigneusement sélectionnées et mises en relief à tout prix, à travers le cinéma, les revues, la télévision, les magazines illustrés et ainsi de suite, actrices, « étoiles » et misses deviennent les foyers d'un érotisme dont le rayon d'action est international et intercontinental, de même que leur sphère d'influence est collective, n'épargnant plus les couches sociales qui vivaient, en d'autres temps, à l'intérieur des limites d'une sexualité normale et anodine.

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  • Luc-Olivier d'Algange : « Discours contre l'uniformisation des êtres et des choses »

    1948614848.jpgLongtemps les formes furent honorées en ce qui les différenciaient les unes des autres. Les hommes trouvaient un bonheur à la fois sensuel et intellectuel à rendre hommage à ce qui se distingue. La diversité et la variation plaisaient à leurs regards. Par une attention et des attentions dévouées, ils aimaient à servir ce qui leur donnait à penser des nuances, la polyphonie, le versicolore, la multiplicité des styles, des genres et des états de conscience et d'être. Les Yézidis, par exemple, depuis des temps antérieurs au monothéisme, adoraient l'Ange-Paon, le messager qui diffracte et déploie en couleurs la lumière primordiale, et leur fidélité dans cette adoration leur vaut aujourd’hui, avec et après tant d'autres, d'être l'objet du ressentiment le plus vil et de la haine la plus obscure.

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  • Guido De Giorgio : « Retour à l'esprit traditionnel »

    3738690382.jpgCe monde se dirige vers sa fin : inexorablement, depuis des siècles il se dirige vers sa fin. Les représentants officiels des grandes traditions ont fini par pactiser avec la décadence des profanes, tout ce qui était sacré est devenu domaine des laïcs, qui ont démantelé tous les temples pour y faire périr l'écho des paroles de vérité. La décadence de l'Europe, à partir du XIVe siècle, est le fruit de cette laïcisation de l'esprit, des mœurs et de la vie. Celui qui saisi les raisons profondes de cette désagrégation séculaire, peut opposer à l'écroulement du temple l'audace de sa force, force de vérité qui veut retourner aux saintes origines.

    Retourner aux origines, non revenir en arrière, car on ne peut pas revenir en arrière. Dans cette vie indissociable de la succession, il ne peut pas y avoir de moments identiques : chaque tourbillon est nouveau dans le tumulte des flots. Mais on peut en revanche retourner aux origines, à un esprit normal de compréhension de la vérité et orienter toutes les forces de la connaissance dans une direction qui soit sur l'axe même des vérités traditionnelles. Les hommes d'aujourd'hui ─ un aujourd'hui qui dure depuis des siècles ─ sont des faussaires de la vérité ; ils ont corrompu vie et pensée, imposant à l'Europe d'abord et au monde entier ensuite leurs multiples hystéries dans les deux domaines de la pensée et de l'action. Eux, qui parlent au nom de l'Esprit, de l'Art, de l'Humanité, ne parlent en fait que pour eux-mêmes : ils imposent leurs hallucinations, leurs ténèbres, leur idiotie ─ car, pour le dire avec saint Thomas, ces hommes ne sont que des rudissimi idiotae, qui ont vidé le temple et construit sur un sentier d'argile des idoles d'argile. Et ils appellent ces idoles, gâchage de la terre stérile, Esprit, Art, Humanité.

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