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Tradition

  • René Guénon : « Le règne de la quantité et les signes des temps » (Lecture audio)

    410142978.png« Dans la présente étude, nous nous efforcerons de montrer plus complètement encore, et d'une façon plus générale, quelle est la véritable nature de ces sciences traditionnelles, et aussi, par là même, quel abîme les sépare des sciences profanes qui en sont comme une caricature ou une parodie, ce qui permettra de mesurer la déchéance subie par la mentalité humaine en passant des unes aux autres, mais aussi de voir, par la situation respective de leurs objets, comment cette déchéance suit strictement la marche descendante du cycle même parcouru par notre humanité.

    Bien entendu, ces questions sont encore de celles qu'on ne peut jamais prétendre traiter complètement, car elles sont, de leur nature, véritablement inépuisables ; mais nous tâcherons tout au moins d'en dire assez pour que chacun puisse en tirer les conclusions qui s'imposent en ce qui concerne la détermination du "moment cosmique" auquel correspond l'époque actuelle. »

    — René Guénon.

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  • « Européens : Transmettre ou disparaître » ─ (Institut Iliade)

    Colloque annuel de l’Institut Iliade sur le thème :
    « Européens : transmettre ou disparaître »

    institut iliade

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  • Julius Evola : « Y a-t-il une “idée” de l'Occident ? »

    julius evolaLe problème qui dépend de la question : y a-t-il une « idée » de l'Occident ?, est en vérité fondamental pour toute notre civilisation. Il serait présomptueux de chercher à l'approfondir dans le cadre d'un bref article. C'est pourquoi nous ne définirons ici que quelques points de référence essentiels, à travers l'analyse d'un ouvrage qui porte précisément ce titre (Hat der Westen eine Idee ?), et dont l'auteur est Walter Heinrich.

    Heinrich est l'un des principaux écrivains traditionalistes vivants ; on lui doit plusieurs ouvrages de sociologie, d'histoire des religions et de critique de notre époque. Ses idées sont très proches de celles de l'école du philosophe autrichien Othmar Spann, défenseur bien connu d'une conception organique et anti-individualiste, qu'il a formulée dans de multiples domaines. Dans son bref mais dense essai, Heinrich touche au vif du sujet, en dehors des lieux communs et des formules faciles de la plupart de ceux qui abordent ce problème.

    Heinrich pose ainsi les termes du problème : le monde, non encore bien uni, qui s'oppose à l'« Orient » sur le plan non forces politiques, ne peut espérer en un succès qu'à la condition de s'appuyer sur une idée propre, vraie et spécifique, de se montrer capable d'assumer sérieusement cette idée ─ et non simplement de discourir sur elle ─ et de la suivre fidèlement dans l'effort pour la réaliser.

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  • Entretien avec David Bisson : « René Guénon entre Tradition et Révolution »

    hqdefault.jpgDocteur en sciences politiques et historien des idées, David Bisson est chercheur associé à l’Institut du Droit Public et de la Science Politique de l’Université Rennes 1 et chargé de cours à l’Institut Catholique de Rennes.

    Spécialiste des courants ésotériques occidentaux, il cherche à analyser les liens qui se tissent entre le champ politique et le champ religieux, et travaille en particulier sur la notion de « métapolitique ». Après avoir réalisé une thèse de doctorat sur René Guénon et le concept de Tradition, il consacre une étude passionnante sur sa pensée politique.

    R/ Comment avez-vous découvert l’œuvre de René Guénon ?

    J’ai commencé à travailler sur la pensée de Julius Evola dans le cadre d’une maîtrise en science politique. Ce qui m’a naturellement amené à lire Guénon, tout de même quelques années après, le temps de la « décantation » ésotéro-politique pourrait-on dire. Et j’ai alors découvert – ce qui m’a troublé au départ – que l’œuvre de Guénon n’était pas moins politique que celle de son « disciple » italien, même s’il s’agissait d’une autre politique, d’une haute politique. Ce que j’ai finalement tenté de cerner comme une politique de l’esprit.

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  • Christopher Gérard : « Paideia : la transmission comme acte révolutionnaire »

    christopher gérard,paideia,transmissionCe qui distingue une grande civilisation, n’est-ce pas, entre autres qualités, son aptitude à transmettre l’héritage ancestral, sa capacité d’assurer la continuité de dessein qui la fait survivre aux aléas de l’histoire ?

    En Europe, cette aptitude porte un nom, et un nom grec : paideia.

    Notre civilisation semble être la seule, et la première dans l'histoire, à nier ses propres valeurs et, en malsaine logique, à refuser de les transmettre. Ce refus conscient de transmettre, ce refus justifié par toute une faune d’idéologues et de pédocrates, ce refus n'est jamais qu'un suicide différé, un suicide sans noblesse ; il illustre à lui seul notre présente décadence, celle d’une société « sans feu ni lieu », celle d’une civilisation « de la digestion et du fumier » – pour citer un écrivain cher à mon cœur, le Normand Jules Barbey d’Aurevilly. Il illustre en réalité l’oubli de notre paideia plurimillénaire.

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  • Gabriele Adinolfi : « Imperium »

    667135610.jpgL’Imperium n’était pas seulement la source et l’attribut du commandement militaire, mais également une prérogative « axiale », comme l’épée, le faisceau, le sceptre, qui, en tant que telle, représentait l’axe du monde. Lequel fut originairement associé au Licteur, dans l’ancienne Rome monarchique, quand assumer la Royauté signifiait avant tout être Rex et Pontifex, et, par conséquent, servir de « pont » entre le monde visible et le monde invisible, et, surtout, de pôle de stabilité.

    Celui qui était investi de l’Imperium, détenait un pouvoir lumineux qui, comme l’explique Mario Polia, résumant Julius Evola, « permet que choses et événements passent de la sphère du possible à celle de l’existence réelle, qu’il s’agisse de la victoire au combat ou de la fécondité, de la santé ou de la succession ordonnée des cycles saisonniers. »

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  • Arnaud Guyot-Jeannin : « Petit essai de la Tradition »

    Martial Bild reçoit l’écrivain Arnaud Guyot-Jeannin qui animait l’émission de cinéma “Nos chers vivants” aux débuts de TV Libertés.
    Il présente son nouveau livre intitulé “L’avant-garde de la tradition dans la culture”, dans lequel il dresse le portrait de 12 d’auteurs dont le point commun est le refus de la modernité et le rattachement à la tradition et parmi lesquels on peut retrouver René Guénon, Thibon, Bernanos et beaucoup d’autres se dégage une idée commune : l’enracinement dont le philosophe Simone Weil affirmait qu’il est le besoin le plus important de l’âme humaine. Beaucoup des auteurs choisis sont aussi l’illustration du refus de la bien-pensance, de la volonté de réenchanter le monde, d’en retrouver les racines sacrées, profondes et universelles. Arnaud Guyot-Jeannin poursuit son travail de critique du monde moderne. Pour lui, la meilleure réponse aux effets délétères du progrès, c’est le retour à la notion salutaire de “Tradition”.



    « La Tradition renvoie à la perpétuation d'une religion, d'une identité, d'une culture, d'un art à travers le temps. Elle représente l'immuabilité de la vie, non le changement mortifère véhiculé par l'idéologie du progrès depuis plus de deux siècles. La Tradition est intemporelle, c'est-à-dire qu'elle couvre toutes les temporalités : celles du passé, du présent et de l'avenir. »

    Arnaud Guyot-Jeannin ─ L'avant-garde de la Tradition dans la culture (2016)

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