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Tradition - Page 5

  • Hors-série de La Nouvelle Revue d'histoire consacré aux peuples fondateurs de l'Europe

    « Rappeler aux Européens qui ils sont et d'où ils viennent, telle est l'ambition de ce numéro exceptionnel ! »
    — Philippe Conrad (Directeur de la Nouvelle Revue d'Histoire)

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    La Nouvelle Revue d'Histoire poursuit son excellent travail, et offre un retour aux sources pérennes de l'âme européenne dans son dernier hors-série. Philippe Conrad, directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire, explique comment le Vieux continent renoue avec ses racines civilisationnelles et combien celles-ci, resurgissant, parviennent à reconstruire les nations.

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  • Yukio Mishima, la plume et le sabre

    19-24604-yukio-mishima-2.jpgSi Yukio Mishima demeure une figure incontournable de la littérature japonaise et au-delà, c’est sans doute parce qu’il a su se tisser un costume parfaitement ajusté de samouraï. L’écrivain a rejeté la mécanisation et la modernisation du Japon jusqu’à la mort. Il incarne l’esprit de sacrifice au service d’une esthétique séculaire et d’un nationalisme enraciné dans les ruines fumantes du Japon impérial.

    Le 25 novembre 1970, après avoir remis le manuscrit de sa tétralogie à son éditeur, La Mer de fertilité, et son quatrième volet L’Ange en décomposition (traduction quelque peu maladroite d’après Marguerite Yourcenar qui suggère « l’ange pourri »), Mishima se rend au ministère des Armées accompagné de trois de ses disciples. Il prend en otage le général commandant en chef des forces d’autodéfense et fait convoquer les troupes. Il y tient un discours en faveur du Japon traditionnel et de l’empereur Hirohito. Très vite, il est obligé de renoncer devant la réaction hostile des soldats.

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  • Guido De Giorgio : « Sur la fonction Traditionnelle des Sexes »

    guido de giorgioIl ne sera peut-être pas sans intérêt d’examiner ce que les modernes se complaisent à appeler, avec leur incompétence désormais légendaire en matière d’orientations théoriques, le “problème sexuel”, eux qui réduisent les rapports entre les sexes à une relation purement extérieure, à une interdépendance superficielle chargée de préjugés et d’erreurs qui se résument à deux points de vue également erronés : le point de vue économique et le point de vue sentimental. Apparemment opposés, ceux-ci sont étroitement dépendants et se réunissent dans un mariage hybride parfaitement antitraditionnel, donc contraire à la vérité, puisqu’il ne peut y avoir de vérité en dehors de la tradition, qui est le système même des vérités révélées, contrôlées, approfondies et appliquées sur tous les plans, du plan métaphysique et proprement sacré jusqu’aux domaines les plus contingents où s’exerce l’activité humaine.

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  • Julius Evola : « Sur les conditions spirituelles et structurelles de l'unité européenne »

    julius evolaA l'heure actuelle, par la force même des choses, la nécessité d'une unité finit par s'imposer sur notre continent. Mais, jusqu'à présent, ce sont surtout des facteurs négatifs qui sont venus l'alimenter : on veut s'unir pour se défendre, et ce qui entre en jeu n'est pas une motivation positive ou préexistante, mais bien plutôt le constat que l'on n'a quasiment pas d'autre choix devant la pression menaçante de blocs et d'intérêts extra-européens. Cette situation fait que l'on a pas une vision bien claire de la configuration interne d'une véritable unité européenne. Pour l'instant, il semble qu'on ne dépasse guère le projet d'une coalition ou fédération qui, en tant que telle, aura toujours un caractère extrinsèque, d'ordre non organique mais associatif et, par conséquent, contingent. On pourrait toutefois concevoir une unité vraiment organique, mais seulement sur la base de la force formatrice, à la fois interne et venir d'en haut, propre à une idée, à une culture et à une tradition commune. Or, quiconque désire aborder le problème européen en ces termes ne peut manquer de voir combien la situation actuelle est défavorable et combien de facteurs problématiques nous interdisent de nous bercer d'un optimisme facile.

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  • Valérien Cantelmo : « Retour sur "Impérialisme Païen" de Julius Evola »

    julius evolaSi l’œuvre de Julius Evola (1898-1974) et sa conception on-ne-peut-plus aristocratique de l’existence ont été largement diffusés en France depuis le gros travail de traduction entrepris par Philippe Baillet et si le Baron est aujourd’hui encore considéré comme l’une des figures de référence de la dissidence européenne, force est de constater que sa pensée n’est finalement connue qu’à travers un nombre très restreint de titres. L’exclamation « révolte contre le monde moderne » est devenue le cri de ralliement de la pensée réactionnaire tandis que l’image d’un homme chevauchant un tigre ou se tenant debout parmi les ruines incarne l’idée de résistance spirituelle face à la déferlante matérialiste et à la régression anthropologique promues par notre époque (en référence à son œuvre majeure : Révolte contre le Monde Moderne (1934) ainsi qu’à deux de ses plus connues : Les Hommes au Milieu des Ruines (1953) et Chevaucher le Tigre (1961). Pourtant l’originalité de la pensée de Julius Evola et la bouffée d’air frais que celle-ci apporte à la platitude et au néant culturel ambiants méritent que l’on s’attarde également sur certains de ses ouvrages considérés comme secondaires, ou en tout cas caractéristiques d’une période antérieure à la complète maturation « idéologique » du penseur italien.

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  • Guido De Giorgio : « Esprit de la Race et Race de l’Esprit »

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    Chaque race a sa tradition et celle-ci est d’origine sacrée. Cela signifie qu’elle représente un ensemble de principes et de normes qui s’appliquent hiérarchiquement sur tous les plans, procédant des plans les plus élevés aux plans inférieurs, de manière à embrasser tout le développement de l'activité humaine, dirigée toujours plus vers une seule vérité. Il n'y a pas de vie vraiment digne de ce nom en dehors de la Tradition, comprise au sens éminent du terme et non comme celui que l’Occident, depuis la fin du Moyen Âge, s'efforce d'affirmer en obéissant à une impulsion anarchique qui le pousse dans des cercles vicieux, dont chacun constitue un domaine séparé auquel on donne le nom de philosophie, art, science, norme politique et ainsi de suite.

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  • René Guénon : « Les étapes de l’action antitraditionnelle »

    410142978.pngAprès les considérations que nous avons exposées et les exemples que nous avons donnés jusqu’ici, on pourra mieux comprendre en quoi consistent exactement, d’une façon générale, les étapes de l’action antitraditionnelle qui a véritablement « fait » le monde moderne comme tel ; mais, avant tout, il faut bien se rendre compte que, toute action effective supposant nécessairement des agents, celle-là ne peut, pas plus qu’une autre, être une sorte de production spontanée et « fortuite », et que, s’exerçant spécialement dans le domaine humain, elle doit forcément impliquer l’intervention d’agents humains. Le fait que cette action concorde avec les caractères propres de la période cyclique où elle s’est produite explique qu’elle ait été possible et qu’elle ait réussi, mais il ne suffit pas à expliquer la façon dont elle a été réalisée et n’indique pas les moyens qui ont été mis en œuvre pour y parvenir. Du reste, il suffit, pour s’en convaincre, de réfléchir quelque peu à ceci : les influences spirituelles elles-mêmes, dans toute organisation traditionnelle, agissent toujours par l’intermédiaire d’êtres humains, qui sont les représentants autorisés de la tradition, bien que celle-ci soit réellement « supra-humaine » dans son essence ; à plus forte raison doit-il en être de même dans un cas où n’entrent en jeu que des influences psychiques, et même de l’ordre le plus inférieur, c’est-à-dire tout le contraire d’un pouvoir transcendant par rapport à notre monde, sans compter que le caractère de « contrefaçon » qui se manifeste partout dans ce domaine, et sur lequel nous aurons encore à revenir, exige encore plus rigoureusement qu’il en soit ainsi. D’autre part, comme l’initiation, sous quelque forme qu’elle se présente, est ce qui incarne véritablement l’« esprit » d’une tradition, et aussi ce qui permet la réalisation effective des états « supra-humains », il est évident que c’est à elle que doit s’opposer le plus directement (dans la mesure toutefois ou une telle opposition est concevable) ce dont il s’agit ici, et qui tend au contraire, par tous les moyens, à entraîner les hommes vers l’« infra-humain » ; aussi le terme de « contre-initiation » est-il celui qui convient le mieux pour désigner ce à quoi se rattachent, dans leur ensemble et à des degrés divers (car, comme dans l’initiation encore, il y a forcément là des degrés), les agents humains par lesquels s’accomplit l’action antitraditionnelle; et ce n’est pas là une simple dénomination conventionnelle employée pour parler plus commodément de ce qui n’a vraiment aucun nom, mais bien une expression qui correspond aussi exactement que possible à des réalités très précises.

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