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Front de la Contre-Subversion - Page 3

  • Gabriele Adinolfi : « Imperium »

    667135610.jpgL’Imperium n’était pas seulement la source et l’attribut du commandement militaire, mais également une prérogative « axiale », comme l’épée, le faisceau, le sceptre, qui, en tant que telle, représentait l’axe du monde. Lequel fut originairement associé au Licteur, dans l’ancienne Rome monarchique, quand assumer la Royauté signifiait avant tout être Rex et Pontifex, et, par conséquent, servir de « pont » entre le monde visible et le monde invisible, et, surtout, de pôle de stabilité.

    Celui qui était investi de l’Imperium, détenait un pouvoir lumineux qui, comme l’explique Mario Polia, résumant Julius Evola, « permet que choses et événements passent de la sphère du possible à celle de l’existence réelle, qu’il s’agisse de la victoire au combat ou de la fécondité, de la santé ou de la succession ordonnée des cycles saisonniers. »

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  • Julius Evola : « L'inversion des symboles »

    1206746327.jpgA l'opposé de ce que pensent les partisans du mythe du progrès, les mouvements révolutionnaires de l'époque moderne, loin de représenter quelque chose de positif et d'avoir donné naissance à des formes autonomes et originales, ont essentiellement agi par inversion, subversion, usurpation et dégradation des principes, des formes et des symboles propres aux civilisations et régimes antérieurs, de caractère traditionnel. Cela pourrait être aisément illustré par des exemples pris dans différents domaines, à commencer par une considération sur les « immortels principes » de la Révolution française. Mais, pour le moment, nous désirons nous arrêter seulement sur certains termes et sur certains symboles caractéristiques.

    Il y a tout d'abord la couleur rouge. Cette couleur, devenue l'emblème de la subversion, est celle qui, précédemment et en tant que pourpre, a entretenu une relation récurrente avec la fonction royale et impériale : et ce non sans rapport avec le caractère sacré reconnu à cette couleur. La tradition pourrait nous ramener jusqu'à l'Antiquité gréco-romaine, où le rouge, correspondant au feu considéré comme le plus élevé de tous les éléments (l'élément, selon les Anciens, dont était le ciel suprême, nommé pour cette raison « empyrée »), fut aussi associé au symbolisme triomphal. Dans le rite romain du « triomphe », rite plus religieux que militaire, l'empereur, le vainqueur, non seulement revêtait la pourpre, mais à l'origine se teintait de cette même couleur, afin de représenter Jupiter, le roi des dieux, dont on estimait qu'il avait agi à travers sa personne au point d'être lui-même le véritable artisan de la victoire. Il est superflu de citer des exemples empruntés aux traditions postérieurs pour ce qui concerne le rouge comme couleur de la royauté : dans le catholicisme lui-même, sont « prince de l'Église » ceux qui ont revêtu la « pourpre cardinalice ». Mais nous assistons aujourd'hui à la déchéance de cette couleur, présente dans le drapeau rouge marxiste et dans l'étoile rouge des Soviets.

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  • Arnaud Guyot-Jeannin : « Petit essai de la Tradition »

    Martial Bild reçoit l’écrivain Arnaud Guyot-Jeannin qui animait l’émission de cinéma “Nos chers vivants” aux débuts de TV Libertés.
    Il présente son nouveau livre intitulé “L’avant-garde de la tradition dans la culture”, dans lequel il dresse le portrait de 12 d’auteurs dont le point commun est le refus de la modernité et le rattachement à la tradition et parmi lesquels on peut retrouver René Guénon, Thibon, Bernanos et beaucoup d’autres se dégage une idée commune : l’enracinement dont le philosophe Simone Weil affirmait qu’il est le besoin le plus important de l’âme humaine. Beaucoup des auteurs choisis sont aussi l’illustration du refus de la bien-pensance, de la volonté de réenchanter le monde, d’en retrouver les racines sacrées, profondes et universelles. Arnaud Guyot-Jeannin poursuit son travail de critique du monde moderne. Pour lui, la meilleure réponse aux effets délétères du progrès, c’est le retour à la notion salutaire de “Tradition”.



    « La Tradition renvoie à la perpétuation d'une religion, d'une identité, d'une culture, d'un art à travers le temps. Elle représente l'immuabilité de la vie, non le changement mortifère véhiculé par l'idéologie du progrès depuis plus de deux siècles. La Tradition est intemporelle, c'est-à-dire qu'elle couvre toutes les temporalités : celles du passé, du présent et de l'avenir. »

    Arnaud Guyot-Jeannin ─ L'avant-garde de la Tradition dans la culture (2016)

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  • Tomislav Sunić : « Occidentalisme contre Europe »

    Tom_sunic.jpgLe terme « occidentalisme » n'existe qu'en langue française et il possède une signification bien particulière. souvent les mots « Occident » et « occidentalisme » reçoivent leurs sens particuliers en fonction de leur utilisation et d'un certain état des lieux. Le terme « occidentalisme » ne s'utilise guère en langue allemande ou en langue anglaise. Même le vocable français « Occident » possédant  une signification largement géographique est traduit en allemand comme « l’Ouest », à savoir « der  Westen. Il en va de même pour l’anglais où le terme français « Occident » est traduit en anglais par « the West », le sujet auquel on a consacré  pas mal de livres et de traductions. À ce propos, Patrick Buchanan, ancien conseiller de Ronald Reagan et écrivain conservateur ẚ gros tirage a publié y il a une dizaine d’années le bestseller « Death of the West » (La Mort de l’Occident) où il se lamente sur le sort de l’Ouest envahi par des millions d’immigrés non chrétiens. Dans sa prose, l’Amérique et l’Europe sont mises dans le même sac.

    Or nous savons fort bien que l’Amérique et l’Europe ne sont pas synonymes – ni par leur notion des grands espaces, ni par leurs volontés hégémoniques – quoique ces deux continents soient pour l’heure toujours peuplés d’une majorité d’Européens de souche. Fort souvent dans notre histoire récente, ces deux grands espaces, malgré leurs populations quasi identiques, se sont livré des guerres atroces.

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  • « Les Grands Mythes ─ La série » (Arte)

    Réalisée à partir d’une animation originale et d’iconographies choisies dans l’ensemble de l’histoire de l’art, cette série de vingt épisodes raconte les mythes grecs. Une création tout en images, qui égrène les destins passionnants des dieux, des héros, et des grandes figures de la mythologie.

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  • Jean Phaure : « La liquéfaction : Subversion finale »

    « Nous ne devons pas oublier que nous vivons à une époque où le côté animal de l'homme dégénère souvent en une corruption effrénée : nous pataugeons dans la boue. »
       Paul VI. Allocution pontificale du mercredi 13 septembre 1972.

    Jean_Phaure.jpgPour qui est familier de l'Apocalypse et des grands écrits prophétiques de toutes les traditions, la lumière terriblement trouble qui baigne aujourd'hui le monde et les éclairs accélérés qui le traversent prennent de plus en plus de signification eschatologique. Tout homme de Tradition aperçoit aujourd'hui que l'humanité est entrée dans les étapes finales de son involution cyclique, et en particulier dans celle qui remplace maintenant la solidification matérialiste : la liquéfaction. Après la raideur cadavérique, voici la liquéfaction du corps en décomposition, et ses pestilences,... que certains hument comme des parfums.

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  • Julius Evola : « Vie et mort des civilisations »

    705460197.2.jpgLà où la tradition conserva toute sa force, la dynastie ou succession de rois ayant reçu le sacre, représenta donc un axe de lumière et d’éternité dans le temps, la présence victorieuse du supramonde dans le monde, la composante « olympienne » qui transfigure l’élément démonique du démos et donne un sens supérieur à tout ce qui est État, nation et race. Et même dans les couches les plus basses, le lien hiérarchique créé par un rattachement conscient et viril constituait un moyen d’avancement et de participation.

    De fait, même la simple loi, émanée d’en haut et investie d’une autorité absolue, était, pour ceux qui ne pouvaient allumer eux-mêmes le feu surnaturel, une référence et un soutien au-delà de la simple individualité humaine. En réalité, l’adhésion intime, libre et effective de toute une vie humaine aux normes traditionnelles, même en l’absence d’une pleine compréhension de leur dimension interne susceptible de la justifier, agissait de telle sorte que cette vie acquérait objectivement un sens supérieur : à travers l’obéissance et la fidélité, à travers l’action conforme aux principes et aux limites traditionnelles, une force invisible la modelait et la situait sur la même direction que celle de cet axe surnaturel, qui chez les autres – le petit nombre au sommet – vivait à l’état de vérité, de réalisation, de lumière.

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