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Vidéos - Page 3

  • Yukio Mishima, la plume et le sabre

    19-24604-yukio-mishima-2.jpgSi Yukio Mishima demeure une figure incontournable de la littérature japonaise et au-delà, c’est sans doute parce qu’il a su se tisser un costume parfaitement ajusté de samouraï. L’écrivain a rejeté la mécanisation et la modernisation du Japon jusqu’à la mort. Il incarne l’esprit de sacrifice au service d’une esthétique séculaire et d’un nationalisme enraciné dans les ruines fumantes du Japon impérial.

    Le 25 novembre 1970, après avoir remis le manuscrit de sa tétralogie à son éditeur, La Mer de fertilité, et son quatrième volet L’Ange en décomposition (traduction quelque peu maladroite d’après Marguerite Yourcenar qui suggère « l’ange pourri »), Mishima se rend au ministère des Armées accompagné de trois de ses disciples. Il prend en otage le général commandant en chef des forces d’autodéfense et fait convoquer les troupes. Il y tient un discours en faveur du Japon traditionnel et de l’empereur Hirohito. Très vite, il est obligé de renoncer devant la réaction hostile des soldats.

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  • Arnaud Guyot-Jeannin : « Julius Evola : Un portrait politique »

    Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Arnaud Guyot-Jeannin (journaliste et essayiste).

    « Pour Evola l'idéal type, encore une fois c'est l'Empire.

    Alors ce n'est pas l'Empire de l'Union Européenne ni la Commission de Bruxelles, ça n'est pas un fédéralisme européen synarchique, technocratique, expertocratique, qui serait véritablement aux antipodes d'une conception spirituelle élevée, politique de l'Empire tel que Evola l'a souhaité.

    En revanche on peut poser la question, peut-être que la thématique impériale d'Evola n'est pas si nostalgique, n'est pas si inactive que ça, dans la mesure où l'Empire Européen légitimé par une spiritualité, une transcendance, devra bien un jour aboutir si l'on veut sortir du schéma traditionnel d'un impérialisme américano-occidental étouffant ou d'un islamo-salafisme wahhabite tout aussi étouffant. L'Empire Européen devra peut-être trouver par le principe de subsidiarité [...], essayer de composer un peuple qui soit à la fois homogène dans son unité, et hétérogène dans sa différence.

    Donc l'Empire Européen qu'Evola appelle de ses vœux contre l'Empire marchand bruxellois, ou contre la forme la plus totalitaire déchainé du marché, sont à mon avis des pistes qui sont encore aujourd'hui d'actualité. »


  • Jean Haudry : « Aux sources de notre identité : les racines Indo-Européennes »

    L’Europe, confrontée à des défis sans précédent qui menacent de bouleverser irrévocablement son paysage ethnique et culturel, se cherche un destin et s’interroge sur son identité.

    L’Europe, ce n’est ni Lampedusa, ni Bruxelles : il ne s’agit ni d’un espace aux frontières fluctuantes, ouvert à tous vents et porteur d’un système de valeurs abstraites et universelles, ni d’un espace économique voué à s’étendre au-delà de l’Atlantique, au mépris des réalités géopolitiques.

    L’Europe, c’est d’abord un ensemble de peuples héritiers d’une très ancienne culture commune, vieille de plusieurs millénaires, qui s’est déployée à partir de son foyer originel jusqu’aux confins de l’Asie. De cette matrice, à laquelle les spécialistes ont donné le nom de culture « indo-européenne », sont notamment issues les langues et les civilisations grecques, latines, celtiques, germaniques, baltes et slaves.

    jean haudry,méridien zéro

    Prendre conscience de la richesse de cet héritage commun constitue plus que jamais pour les Européens enracinés un enjeu majeur : « qui contrôle le passé, contrôle le présent », affirmait George Orwell. C’est aussi la raison pour laquelle certains idéologues, s’appuyant sur une argumentation pseudo-scientifique pour promouvoir l’idée de culture « métisse », prétendent littéralement « déconstruire » notre passé en refusant à notre civilisation toute origine spécifiquement européenne.

    Ces attaques en règle contre notre « longue mémoire », récemment renouvelées avec l’appui des media, ne résistent cependant pas à un examen scientifique sérieux, prenant en compte les données de la linguistique, de la mythologie comparée, de l’archéologie et de la génétique des populations.

    jean haudry,méridien zéroSoucieux de contribuer à la nécessaire ré-information sur ce sujet essentiel, le cercle Afl Okkat fait appel à un éminent spécialiste, le professeur Jean Haudry.

    Normalien, agrégé de grammaire, professeur émérite de l'Université Lyon III, ancien doyen de la faculté des lettres, ancien directeur d’étude à l'École Pratique des Hautes Études, Jean Haudry est l’auteur de nombreuses études sur la linguistique et la civilisation indo-européennes (notamment deux manuels parus dans la collection « Que sais-je ? »). Il prépare actuellement un « Dictionnaire de la tradition européenne ».

     



    jean haudry,méridien zéroSuite à la conférence précédente, l'équipe alsacienne "Vent d'Est" de Méridien Zéro vous propose une émission sur ce thème toujours aussi polémique.

    L'automne 2014 a en effet vu la parution d'un nouvel essai de Jean-Paul Demoule, archéologue selon s
    es titres universitaires, qui prétend régler son compte à ce qui ne serait tout au plus, selon ses propres termes, qu'un "mythe". Si la Revue éléments a eu l'occasion de lui répondre longuement, MZ n'avait fait qu'effleurer cette question à l'occasion du passage de Pascal Eysseric sur notre antenne.

    Cette situation est réparée grâce à Eric Sanglier, Pierre Brader, Henri Levavasseur et Karl Hauffen qui reçoivent Jean Haudry, immense spécialiste de cette question.

    jean haudry, méridien zéro
    podcast

  • Pierre Le Vigan : « La postmodernité ou le règne du dernier homme »

    Vivons nous le temps des derniers hommes ?
    Comment l'homme survivra-t-il à nos temps post-modernes ?

    C'est l'objet de notre échange avec le philosophe Pierre Le Vigan, auteur de Soudain la postmodernité (édition la barque d'or).



    « Notre temps est marqué par l'intensification de la modernité, c'est-à-dire du culte du progrès, par la négation des limites et des genres, que sont notamment les sexes, les peuples, les cultures, les civilisations, par la liquéfaction de tout, et donc la destruction de tous les repères. Nous nous voulons un temps sans frontières, et un temps où tout est possible, et pour chacun. Tout pour tous. C'est le triomphe du tout à l'ego. »

    Pierre le vigan, postmodernité

  • Archange Gabriel : Qu'est ce qu'on a fait aux français ?

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    Un autre regard sur un grand succès du cinéma français, le film « Qu'est ce qu'on a fait au bon Dieu ? » (réal. Philippe de Chauveron) et sur l'idéologie du multiculturalisme.

    Source : Archange Gabriel

  • Charles Robin : Langage et Pouvoir

    Examen synthétique des processus de domination idéologique par le langage.

     * * *

    charles robin« "Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. Tous les concepts nécessaires seront exprimés chacun exactement par un seul mot dont le sens sera délimité. Toutes les significations subsidiaires seront supprimées et oubliées [...]. Le processus continuera encore longtemps après que vous et moi nous serons morts. Chaque année, de moins en moins de mots, et le champ de la conscience de plus en plus restreint. Il n’y a plus, dès maintenant, c’est certain, d’excuse ou de raison au crime par la pensée. C’est simplement une question de discipline personnelle, de maîtrise de soi-même. Mais même cette discipline sera inutile en fin de compte. La Révolution sera complète quand le langage sera parfait. [...] Vers 2050, plus tôt probablement, toute connaissance de l’ancienne langue aura disparu. Toute la littérature du passé aura été détruite. Chaucer, Shakespeare, Milton, Byron n’existeront plus qu’en versions novlangue. Ils ne seront pas changés simplement en quelque chose de différent, ils seront changés en quelque chose qui sera le contraire de ce qu’ils étaient jusque-là. Même la littérature du Parti changera. Même les slogans changeront. Comment pourrait-il y avoir une devise comme « La liberté c’est l’esclavage » alors que le concept même de la liberté aura été aboli ? [...] En fait, il n’y aura pas de pensée telle que nous la comprenons maintenant. Orthodoxie signifie non-pensant, qui n’a pas besoin de pensée, l’orthodoxie, c’est l’inconscience." » 

    charles robin

     Georges Orwell ─ 1984, (1949)
    Première Partie | Chapitre V
    Édition folio, 2011, p. 74-75.

  • Gabriele Adinolfi : Une autre conception de l'Europe

    10629665_842646815757554_1339933735599119287_n.jpgConférence organisée par la section belge de l'Association Culturelle Zenit du mois de mai 2015, ayant comme invité d'honneur Gabriele Adinolfi pour présenter son dernier ouvrage « L'Europe ».

    Gabriele Adinolfi nous expose dans ce petit livre de 80 pages, initialement édité en Italie, sa vision de l'Europe.

    Partant du constat que dans le monde globalisé actuel les nations européennes ne peuvent plus, seules, avoir la force nécessaire pour faire face aux blocs (USA, Chine, Inde, pays émergents...), celles-ci risquent d'être amenées à disparaître de la compétition internationale.

    Seule la création d'une Europe forte et unie, reposant sur la défense de ses identités nationales et régionales, peut inverser les choses. C'est ce à quoi Gabriele Adinolfi nous invite à réfléchir.

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