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Culture - Page 5

  • Dominique Venner : « Quand l’Europe s’éveillera… »

    709218908.jpgEn France, pays réputé pour être le plus pessimiste d’Europe, on confond volontiers la souveraineté étatique et l’identité. On pense que les abandons de souveraineté sont des abandons d’identité. Pourtant, rien n’est plus faux. La souveraineté n’est pas l’identité. Les Français sont victimes d’une illusion héritée d’une vision historique déformée. Contrairement à l’Italie qui n’eut jamais d’État unitaire avant 1864, ou à la nation allemande qui s’en est passée pendant six siècles, de 1250 à 1871, la France n’a pas connu de genre d’expérience. Sinon pendant quelques décennies du XVe siècle, l’État unitaire s’y est maintenu sans discontinuer, avec des hauts et des bas, depuis la fin du Moyen Âge. De là une relation causale inscrite dans les esprits français entre souveraineté et identité. C'est même devenu une sorte de dogme, entretenu par l'enseignement jacobin de l'histoire. La nation française serait une création de l’État et, privée de ce dernier, elle serait en péril de mort ou de dissolution.

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  • Dominique Venner : « Bushido et Hagakure »

    1649674652.jpgAu XVIIe siècle japonais, qui ouvrit la période Edo, les shoguns Tokugawa avaient imposé à l'intérieur de l'empire nippon une paix civile faisant disparaitre les guerres incessantes entre daimyo. Cette pacification rendait inutile l'entretien de nombreuses armées de samouraïs. Ceux qui étaient privés d'emploi furent réduits à l'état de ronins déclassés. C'est au cours de cette période critique que Yamaga Soko formula le Bushido ou « voie du guerrier ». Plutôt qu'un « code », le Bushido est un ensemble de préceptes. Un code implique des règles figées, alors que le do, la « voie », est une éthique de vie, une école du comportement.

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  • Robert Steuckers : « Empire et Europe »

    robert steuckers« [...] Frédéric II Hohenstaufen, sorte de surdoué, très tôt orphelin de père et de mère, virtuose des techniques de combat, intellectuel formé à toutes les disciplines, doté de la bosse des langues vivantes et mortes, se …verra refuser d’abord la dignité impériale par l’autocrate Innocent III : « C’est au Guelfe que revient la Couronne car aucun Pape ne peut aimer un Staufer ! » Ce que le Pape craint par-dessus tout c’est l’union des Deux-Siciles (Italie du Sud) et l’Empire germano-italien, union qui coincerait les États pontificaux entre deux entités géopolitiques dominées par une seule autorité. Frédéric II a d’autres plans, avant même de devenir Empereur : au départ de la Sicile, reconstituer, avec l’appui d’une chevalerie allemande, espagnole et normande, l’œcumène romano-méditerranéen.

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