Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Culture - Page 3

  • Julius Evola : « La doctrine aryenne du combat et de la victoire »

    julius evola, ascèse, combat« Le déclin de l'Occident », selon la conception de son auteur, est reconnaissable à deux caractéristiques importantes : en premier lieu, le développement pathologique de tout ce qui est activisme ; en second lieu le mépris des valeurs de la connaissance intérieure et de la contemplation.

    Par connaissance, ce critique n'entend pas rationalisme, intellectualisme ou jeux prétentieux de lettrés ; par contemplation, il n'entend pas séparation du monde, renoncement ou détachement monacal mal compris. Bien au contraire, connaissance intérieure et contemplation représentent les formes les plus normales et les mieux appropriés de la participation de l'homme à la réalité supranaturelle, suprahumaine et suprarationnelle. En dépit de cet éclaircissement, à la base de cette conception, il y a une prémisse inacceptable pour nous. Car il est tacitement sous-entendu que toute action dans le domaine matériel est limitante et que la plus haute spiritualité n'est accessible que par des voies autres que l'action.

    Ce point de vue est influencé par une conception de la vie, essentiellement étrangère à l'esprit aryen, pourtant si profondément enraciné dans le mode de penser de l'Occident christianisé qu'on le retrouve jusque dans la conception impériale dantesque. L'opposition entre action et contemplation était totalement inconnue des anciens Aryens. Action et contemplation n'étaient pas conçues comme les deux termes d'une opposition. Elles désignaient seulement deux voies distinctes pour la même réalisation spirituelle. En d'autres mots, on pensait que l'homme pouvait dépasser le conditionnement individuel et participer à la réalité supranaturelle non seulement à travers la contemplation, mais aussi à travers l'action.

    Lire la suite

  • Libre Journal des enjeux actuels : “René Guénon et la crise du monde moderne”

    Arnaud Guyot-Jeannin recevait Françoise Bonardel, professeur émérite à l'Université Paris-Sorbonne, David Bisson, historien, Pierre-Marie Sigaud, directeur de collection aux éditions l'Harmattan et Jean Borella, professeur agrégé de l'université, sur le thème : « René Guénon et la crise du monde moderne ».

    Lire la suite

  • Françoise Bonardel : « La crise de l'identité culturelle européenne »

    françoise bonardelDéjà en soi difficile à définir, l'identité culturelle propre à l'Europe est aujourd'hui battue en brèche par un multiculturalisme de confection récente dont la richesse supposée, issue de sa seule diversité, masque tant bien que mal la déculturation massive imposée par l'existence désormais planétaire d'un courant unique et dominant (mainstream), fabriqué pour être influent mais sans plus aucun rapport avec la formation de l'être humain (Bildung) nommée en Europe « culture » ─ et sans davantage de rapport, il faut préciser, avec l'héritage que les cultures non européennes demeurées « traditionnelles » entendent elles aussi préserver. Aussi nombres des questions relative à cette identité problématique risquent-elles de rester pour l'heure sans réponses claires et précises, rassurantes au regard de l'inquiétude légitime que peut susciter l'état actuel de l'Europe, durablement marquée par les deux guerres mondiales dont elle a été l'épicentre, et depuis lors minée par une défiance envers soi-même allant parfois jusqu'au reniement. On a le sentiment qu'à force de s'entendre dire qu'elle est « vieille », l'Europe a fini par y croire et par se comporter comme telle : « C'est une absence de sol abyssale [...] qui a pris possession des Européens, une absence qui s'exprime dans l'obsession de faire bonne figure en chute libre et de maintenir, avant une fin que l'on ressent comme imminente, l'apparence de la belle vie », constate Peter Sloterdijk. Devrait-on dès lors considérer qu'un film aussi dérangeant que celui de Lars von Trier, Europa (1991), est révélateur du profond malaise né dans l'immédiat après-guerre, et qu'éprouveraient plus que jamais les Européens sans être pour autant capables d'en cerner les contours et d'en identifier clairement les causes ?

    Lire la suite

  • Les idées à l'endroit n°7 : le clivage gauche/droite

    Selon un sondage CEVIPOF de 2014 ,73% des français récuseraient aujourd’hui la pertinence des notions de droite et de gauche. De nombreux intellectuels et des hommes politiques affirment régulièrement que ce clivage, qui structurait autrefois la vie politique, doit être dépassé pour laisser la place aux « vrais débats ». Face à l’immigration, aux enjeux écologiques et identitaires, à la contestation de la famille traditionnelle ou à la financiarisation de l’économie mondiale, devons-nous désormais penser la politique au delà de la droite et de la gauche ?

    alain-de-benoist-les-idees-a-lendroit-5.png

    Alain de Besnoit et Olivier François reçoivent  :

    - Marco Tarchi, politologue italien, professeur à l’université de Florence et chef de file de la « Nouvelle Droite » transalpine.

    - Vincent Coussedière, professeur agrégé de philosophie, auteur d’Éloge du populisme ( Elya éditions)

    - Paul-Marie Couteaux, essayiste, ancien député européen.

    - Christophe Geffroy, journaliste, directeur de la revue La Nef.


  • Hors-série de La Nouvelle Revue d'histoire consacré aux peuples fondateurs de l'Europe

    « Rappeler aux Européens qui ils sont et d'où ils viennent, telle est l'ambition de ce numéro exceptionnel ! »
    — Philippe Conrad (Directeur de la Nouvelle Revue d'Histoire)

    12313539_960792187334008_1625359838069868096_n.png

    La Nouvelle Revue d'Histoire poursuit son excellent travail, et offre un retour aux sources pérennes de l'âme européenne dans son dernier hors-série. Philippe Conrad, directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire, explique comment le Vieux continent renoue avec ses racines civilisationnelles et combien celles-ci, resurgissant, parviennent à reconstruire les nations.

    Lire la suite

  • Yukio Mishima, la plume et le sabre

    19-24604-yukio-mishima-2.jpgSi Yukio Mishima demeure une figure incontournable de la littérature japonaise et au-delà, c’est sans doute parce qu’il a su se tisser un costume parfaitement ajusté de samouraï. L’écrivain a rejeté la mécanisation et la modernisation du Japon jusqu’à la mort. Il incarne l’esprit de sacrifice au service d’une esthétique séculaire et d’un nationalisme enraciné dans les ruines fumantes du Japon impérial.

    Le 25 novembre 1970, après avoir remis le manuscrit de sa tétralogie à son éditeur, La Mer de fertilité, et son quatrième volet L’Ange en décomposition (traduction quelque peu maladroite d’après Marguerite Yourcenar qui suggère « l’ange pourri »), Mishima se rend au ministère des Armées accompagné de trois de ses disciples. Il prend en otage le général commandant en chef des forces d’autodéfense et fait convoquer les troupes. Il y tient un discours en faveur du Japon traditionnel et de l’empereur Hirohito. Très vite, il est obligé de renoncer devant la réaction hostile des soldats.

    yukiomishima2.jpeg

    Lire la suite

  • Julius Evola : « Sur les conditions spirituelles et structurelles de l'unité européenne »

    julius evolaA l'heure actuelle, par la force même des choses, la nécessité d'une unité finit par s'imposer sur notre continent. Mais, jusqu'à présent, ce sont surtout des facteurs négatifs qui sont venus l'alimenter : on veut s'unir pour se défendre, et ce qui entre en jeu n'est pas une motivation positive ou préexistante, mais bien plutôt le constat que l'on n'a quasiment pas d'autre choix devant la pression menaçante de blocs et d'intérêts extra-européens. Cette situation fait que l'on a pas une vision bien claire de la configuration interne d'une véritable unité européenne. Pour l'instant, il semble qu'on ne dépasse guère le projet d'une coalition ou fédération qui, en tant que telle, aura toujours un caractère extrinsèque, d'ordre non organique mais associatif et, par conséquent, contingent. On pourrait toutefois concevoir une unité vraiment organique, mais seulement sur la base de la force formatrice, à la fois interne et venir d'en haut, propre à une idée, à une culture et à une tradition commune. Or, quiconque désire aborder le problème européen en ces termes ne peut manquer de voir combien la situation actuelle est défavorable et combien de facteurs problématiques nous interdisent de nous bercer d'un optimisme facile.

    Lire la suite